Par Ray Ampoloquio • 8 juillet Commentaire 0 Mis à jour par Matt Gibbs • 9 juillet Par Ray Ampoloquio · 8 juillet 2026 · Mis à jour par Matt Gibbs le 9 juillet 2026 Commentaire 0 Agrandir l'image : Une autorité de régulation brésilienne estime que Sony doit respecter les droits des consommateurs dans le cadre de la transition vers le numérique. Résumé (TL;DR) L'achat en version numérique de Grand Theft Auto 6 sur PlayStation 5 ne confère pas de droits de revente, et une autorité de régulation brésilienne estime que Sony doit respecter ces droits alors qu'elle modifie ses politiques concernant la fabrication de disques physiques.

La bataille autour de la propriété numérique qui ne cesse d’entourer Grand Theft Auto VI suscite une réaction réglementaire de la part du PROCON-SP. La députée fédérale brésilienne Erika Hilton indique qu’à la suite de sa plainte, l’agence de protection des consommateurs de São Paulo a publié une déclaration affirmant que les joueurs PlayStation, qu’ils achètent des jeux physiques ou numériques, doivent voir leurs droits de consommateurs respectés alors que Sony s’oriente vers un avenir entièrement numérique.

Au fond, c’est une victoire. En effet, lorsque vous achetez quelque chose, vous acquérez certains droits sur ce bien que le vendeur ne peut pas vous retirer par la suite en modifiant les clauses en petits caractères. L’argument d’Erika Hilton, et ce que, selon elle, le PROCON-SP a soutenu, est que ces droits s’appliquent également aux jeux, même numériques, et que les conditions d’utilisation de Sony lui permettant de supprimer l’accès à votre bibliothèque constituent des clauses abusives que le droit de la consommation prévaut.

En substance, elle affirme que Sony ne peut pas faire tout ce qu’il veut simplement parce qu’il l’a inscrit dans un contrat.

Ce que PROCON-SP n’a pas dit à Sony, c’est qu’il ne peut pas passer au numérique. L’agence ne s’est absolument pas opposée à cette migration. Elle aurait simplement déclaré que Sony devait respecter les droits des consommateurs lors de cette transition. Elle précise clairement que Sony ne peut pas supprimer les droits de propriété pour lesquels les consommateurs ont déjà payé.

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Cela ne signifie pas que les jeux numériques sont désormais soudainement revendables ni qu’ils dureront éternellement, mais c’est un début.

Chronologie des événements, de l’annonce de Sony à la déclaration de PROCON-SP sur les droits des consommateurs.

Malheureusement, il s’agit de la position d’un seul organisme de régulation dans un seul État brésilien, influencée par le politicien à l’origine de la plainte. Ce n’est pas une décision de justice.

Pour aggraver les choses, la législation relative à la revente numérique est véritablement floue à l’échelle mondiale. Dans la plupart des pays, les éditeurs font valoir que l’on achète une licence, et les tribunaux de différents pays sont parvenus à des conclusions divergentes quant à la validité de cet argument. La bonne nouvelle, c’est que le PROCON-SP a un réel poids au Brésil et qu’il a déjà contraint Sony et Nintendo à faire marche arrière par le passé ; il n’y a donc aucune raison qu’il ne puisse pas réussir à nouveau.

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