Par Ray Ampoloquio • Mis à jour le 3 juillet 1 commentaire 1 Par Ray Ampoloquio · 3 juillet 2026 · Mis à jour le 3 juillet 2026 1 commentaire 1 Agrandir l'image : l'édition sans disque de GTA 6 et la décision de Sony concernant les disques ont fait leur entrée dans la sphère politique brésilienne. Résumé (TL;DR) : Une députée fédérale brésilienne invoque désormais Grand Theft Auto 6 pour exhorter les organismes de protection des consommateurs à se pencher sur la décision de Sony d’abandonner les disques physiques.

Le débat sur la propriété numérique, que Grand Theft Auto VI a contribué à déclencher, continue de gravir les échelons politiques. Quelques jours après l’intervention d’un candidat à la présidence française, la députée fédérale brésilienne Erika Hilton a publié un message sur X au sujet de l’arrêt de la production de disques physiques par Sony, en utilisant l’édition « code-in-a-box » du jeu comme exemple d’actualité. Son argument est la protection des consommateurs, et elle appelle les organismes de défense des consommateurs à se pencher sur la question.

Lorsque des responsables politiques de deux continents commencent à citer le même jeu sans disque au cours de la même semaine, le débat sur les disques a clairement dépassé le cadre du jeu vidéo.

Erika Hilton est députée fédérale au Brésil, membre de la chambre basse du Parlement brésilien. Il ne s’agit ni d’un soutien de la part d’une célébrité du jeu vidéo, ni d’un tweet anodin. Il s’agit d’une élue qui présente la question de la propriété des jeux vidéo numériques comme un enjeu de défense des droits des consommateurs méritant l’attention du gouvernement.

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C’est aux électeurs brésiliens qu’il revient de juger de ses opinions politiques. Ce qui importe pour nous, c’est l’argument spécifique, qui s’applique aux joueurs du monde entier, quels que soient leur pays ou leurs convictions.

Si l’on fait abstraction du contexte politique, il s’agit de la même préoccupation fondamentale que les adeptes des supports physiques ont toujours exprimée.

Lorsque les jeux passent entièrement au numérique, vous achetez une licence. Vous ne pouvez ni le revendre, ni le prêter, ni être certain de conserver l’accès si un éditeur retire un titre ou si un service ferme. Cela touche particulièrement de plein fouet un pays comme le Brésil.

Ce pays d’Amérique du Sud applique des taxes à l’importation élevées qui rendent les consoles et les jeux physiques coûteux ; la possession, la revente et le prêt y revêtent donc encore plus d’importance que sur des marchés où les prix sont plus bas. Un marché des jeux d’occasion constitue une véritable bouée de sauvetage financière lorsque le matériel et les logiciels coûtent très cher. La perte de la propriété physique représente donc un problème financier, ce qui explique pourquoi son message a suscité un tel engouement en si peu de temps.

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